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Celui qui croit au fils de Dieu…

16 avril 2018 | Par Boukynette

Dieu

Aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous un article très personnel. Après un week-end passé à ZeRencontre, un rassemblement de jeunes chrétiens sur Mulhouse, j’ai eu envie de vous montrer une part de moi que je ne dévoile pas aisément. Une envie de me dévoiler à vous et de vous montrer un pan important de ma vie : ma foi en Dieu.
Certains l’auront peut-être deviné sur Twitter, mais je trouve qu’en écrire un article est plus concis, plus concret. Même si c’est avec une certaine appréhension que je décide de m’ouvrir sur mon blog.

Il sera sûrement plus longs que ceux que vous avez l’habitude de lire sur mon blog, mais j’espère que ça vous plaira. Que, malgré les préjugés et les clichés, vous aurez plaisir à me connaître davantage, sans faux semblants.

Le départ de l’histoire : mon enfance

J’ai été élevée dans une famille d’immigrés portugais chez qui la religion catholique est très importante. Elle a ainsi influencé toute mon enfance. J’ai été baptisée bébé, j’ai fait du catéchisme, ma première communion, etc.
Plus je grandissais plus je me posais des questions. Je sentais que certaines choses n’avaient pas de sens, et on ne savait pas me les expliquer. La religion ne me correspondait pas. Tous les soirs je récitais des prières apprises par coeur, mécaniquement, parce qu’on m’avait dit que c’était ce qu’il fallait faire.

Et puis j’ai perdu un être cher. J’avais dix ans. Je me suis retrouvée avec un chagrin que personne n’a su apaiser. Cela n’a fait qu’amplifier mes incompréhensions, mon sentiment que les choses ne coïncidaient pas : pourquoi Dieu ? Pourquoi Jésus ? Pourquoi autant de Saints à adorer dans chaque petit village ? D’où venaient toutes ses règles à suivre sans raison ? Et rien de ce qu’on pouvait me dire ne m’apportait de réelle réponse.

Je me suis petit à petit forgé l’idée d’un Dieu distant, insensible et qui ne se souciait pas de moi, de nous tous. J’ai arrêté de prier parce que de toute façon il ne répondait jamais. Quand je demandais pourquoi, on me disait que je n’étais pas la plus à plaindre sur Terre et qu’Il avait d’autres personnes sur qui veiller, que certaines choses étaient plus importantes que d’autres.
A mes yeux, Dieu avait créé l’Homme par ennui, et une fois lassé, Il nous avait laissé seuls dans la misère du monde. Il était de ce fait responsable de tous les malheurs puisqu’Il nous avait abandonnés. Je ne croyais pas à l’Enfer, encore moins au Diable. Pour moi ils n’existaient pas et n’était qu’un bon moyen d’excuser la méchanceté de l’Homme.

La fin d’adolescence

J’ai continué de grandir et j’ai passé la quasi totalité de mon enfance seule, malgré les quelques amis que j’avais. Je me voyais mourir jeune de toute façon, après mes études et était souvent bercée de mélancolie. Ma vie n’avait pas vraiment de but si ce n’était celui du moment présent. Je n’avais aucun projet à long terme, si ce n’était de finir mes études. Ensuite ? C’était le néant.

J’ai fait une rencontre, l’année de mes 19 ans. Une mauvaise rencontre. J’ai perdu mes amis un par un. J’ai détérioré la relation avec mes parents, qui en portent encore des marques aujourd’hui. Je les ai trahis et laissés. Et au final cette personne m’a fait du mal. Beaucoup de mal. Des gens m’ont avertie mais dans l’incrédulité de ma jeunesse, je n’ai écouté personne.

Il m’a fait subir des violences physiques et psychologiques, m’a trompée dans tous les sens du terme et m’a laissé le sentiment de s’être servie de moi. J’ai énormément culpabilisé après cette histoire. L’image que j’avais de moi a été piétinée.
Cela n’a fait qu’augmenter mon ressenti vis-à-vis de Dieu : Pourquoi n’intervenait-il pas ? Pourquoi avoir créé l’Homme si c’était pour que nos vies soit si misérables ?

Premières rencontres avec Dieu

Il y a 8 ans maintenant, j’ai rencontré un chrétien, qui est aujourd’hui mon mari. C’était le premier que je rencontrais. Pas un catholique ou autre dénomination qu’on a l’habitude de connaître. Un chrétien n’ayant pour seule foi que Dieu. Et rien d’autre. Uniquement la Bible et ce que Dieu nous a transmis par elle.
Il a doucement abordé le sujet de Dieu. Nous discutions souvent, parfois très longtemps. Il a vécu beaucoup de choses douloureuses lui aussi et malgré cela il ne cessait de décrire Dieu comme quelqu’un d’aimant, de patient, de fidèle. Cela m’intriguait beaucoup, et me révoltait à la fois : malgré ses épreuves passées, il continuait d’avoir cette image de Dieu. Nous avons eu de longs débats, parfois même houleux.

Je l’ai accompagné à l’église, d’abord par curiosité puis petit à petit aussi par envie. C’était loin d’être régulier mais je le suivais la plupart du temps. J’entendais parler de Jésus, de ce qu’Il avait accompli pour nous, de sa vie donnée pour qu’on soit pardonnés et sauvés. Et puis je pensais « Ok, je veux bien moi ». Mais rien !

J’ai alors commencé à changer d’idée : Dieu était bon, Il était amour. Mais c’est de moi qu’il ne voulait pas. Je pensais que ça me tomberait dessus, mais rien ne tombait.

J’ai vu des choses extraordinaires, de vrais miracles. Mais je les voyais chez les autres, et pas chez moi.

Une nuit décisive

Une nuit, il y a maintenant 5 ans, je me suis levée du lit pour aller jeter un oeil à mon fils qui était malade à ce moment là (j’ai tendance à stresser un peu quand ils font des bruits bizarres en dormant !).

Au moment de me recoucher, je n’ai pas réussi à me rendormir. J’ai été prise de panique. D’une profonde angoisse. Et là, sans raison, j’ai repensé à ma vie, aux erreurs que j’avais faites, aux personnes que j’avais blessées. Et à cet instant précis, je me suis vue aller en enfer. Ce n’était pas une vision. C’était un ressenti. Je savais que s’il m’arrivait quelque chose, c’est là que serait ma place. Moi qui ne croyait pas à l’enfer voilà que j’étais convaincue d’y finir une fois le temps venu. Malgré mon mari qui dormait à côté, je me suis sentie extrêmement seule. Jamais je ne me suis sentie aussi perdue.

J’ai toujours craint la mort, mais cette étape là n’a fait qu’accentuer mes peurs. Je me voyais, m’imaginais sans cesse mourir demain. J’ai développé une peur de mourir au point que j’angoissais de prendre le train, l’avion et même la voie rapide en voiture.

J’ai gardé tout cela pour moi pendant environ un an et demi. J’étais devenue triste, angoissée, énervée. Je n’arrivais pas à me voir au-delà de mes 30 ans, qui étaient pour moi ma date butoir. J’avais aussi peur pour mes enfants. Surtout peur qu’ils aient à grandir sans leur maman. Je demandais à Dieu, en silence, de bien vouloir me garder jusqu’à ce qu’ils puissent se débrouiller sans moi… 

Le soir où j’ai pris ma décision

Dieu peut toute chose et même si j’étais persuadée qu’Il ne voulait pas de moi, il a été patient, et m’a attendue. Puis il a fini par m’ouvrir les yeux, et j’ai enfin compris.

Le soir du 16 mars 2015, nous avons longuement discuté, mon mari et moi. Nous avons parlé de Jésus, du don qu’Il a fait. Même si je comprenais l’importance de son acte, je n’arrivais pas à admettre qu’on puisse, juste en acceptant qu’Il se soit donné pour nous, être pardonnés. C’était trop facile.
Mon homme a alors proposé de prier pour que je puisse être libérée de tous les raisonnements qui m’empêchaient d’aller plus loin, et j’ai accepté.
Une chanson passait à ce moment là, avec une phrase bien particulière : « Car Il est mort pour moi, Sa louange et Sa gloire ne doivent pas cesser tout au long de l’éternité ». Et ça a été clair, limpide. Ma réponse était là. C’était à moi de dire Oui, pas à Dieu de faire quoique ce soit car Il avait déjà tout fait, Il m’avait tout donné.

C’est ce soir là que j’ai accepté Jésus dans ma vie. Il m’a libérée des angoisses de mort qui me tourmentaient. Je n’ai plus peur car le jour de ma mort, quelqu’il soit, je me réjouirai, car je sais où et vers qui je vais et où est ma place. Il est dit dans le Psaume 23 : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi ». Je n’ai plus peur, car le jour où je partirai, je sais que je ne serai pas seule. Il viendra me chercher et Il me tiendra la main. 

Se sentir transformée

Je suis loin d’être parfaite mais je sens que ce choix m’a transformée. J’ai une meilleure image de moi-même. Malgré mes erreurs passées, je sais que Dieu m’a fait capable et talentueuse, quelque soit le talent qu’Il m’ait donné. Je suis importante à ses yeux et je ne suis pas juste une personne insignifiante parmi d’autres.

Jésus me transforme chaque jour. Il me pousse à vouloir le meilleur. Depuis mars 2015, je n’ai pas été déçue une seule fois. Il m’est arrivée d’avoir peur, mais plus de me sentir seule. Il est mon appui quand je lâche prise.

J’ai fait des pas en avant pour rétablir des relations brisées par le passé avec des amis, de la famille, et mes parents. Un jour je saurais leur dire que je les aime. Qu’ils sont si importants pour moi. Ce ne sont pas des choses qui se disent facilement dans ma famille. Mais Dieu saura me faire trouver les mots.

Je songe même à pardonner à cette personne qui m’a fait tant de mal. C’est quelque chose de vraiment difficile et je n’y suis pas encore totalement parvenue, mais j’ai bon espoir parce que je sais qu’avec l’appui de Dieu c’est possible. Je sens le travail qu’il fait à ce niveau là.
Toutes ces transformations, c’est Jésus qui les exerce en moi, il ne peut pas en être autrement.

Je finirai en disant que ça n’arrive pas qu’aux autres contrairement à ce que j’ai cru pendant longtemps et ce que certains croient peut-être aujourd’hui. On m’a dit un jour « On a tous dans le coeur un trou en forme de Dieu ». Il nous tend la main et croyez moi, même si j’ai moi-même pensé l’inverse, c’est vraiment très simple de lui tendre la notre.

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